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Benoît Hamon : le ministre des vacances scolaires

Benoît Hamon restera donc dans l'histoire de la 5<sup>ème</sup> République comme le Ministre de l'Education Nationale qui n'aura exercé ce Ministère que le temps des vacances d'été.Benoît Hamon restera donc dans l’histoire de la 5ème République comme le Ministre de l’Education Nationale qui n’aura exercé ce Ministère que le temps des vacances d’été.

Les stratégies personnelles des hommes politiques me laissent parfois perplexe. Quelle était donc son ambition et quels étaient ses objectifs en acceptant cette charge ?

L’Education Nationale ressemble de plus en plus à une monstrueuse usine à gaz et l’ambition de ceux qui en ont récemment eu la charge semble devoir se limiter à gérer les affaires courantes et à ne surtout pas heurter les syndicats d’enseignants ou les associations de parents d’élèves. Le moindre projet de réforme, quel qu’il soit, soulève forcément un tollé suivi immédiatement par un repli stratégique du courageux réformateur.

La réforme des rythmes scolaires, qui ressemble pourtant plus à un gadget qu’à une réforme essentielle, en est l’illustration la plus récente.

C’est devenu un lieu commun que de constater la dégradation de notre système scolaire et du niveau des élèves. L’explosion du nombre d’élèves en difficulté, d’enfants dyslexiques ou prétendus tels, d’élèves souffrant de « déficit de l’attention », d’hyperactivité ou d’autres « maladies » inventées coïncide avec l’introduction et la généralisation de méthodes pédagogiques, qui ont maintenant largement fait la preuve non seulement de leur inefficacité, mais, pire, de leur nocivité.

Même si d’autres facteurs comme la ghettoïsation des enfants d’immigrés restent très importants, l’approche de la lecture mise en oeuvre dans les méthodes « globale », « semi-globale » ou assimilées a été une catastrophe avérée pour des millions d’enfants des générations récentes.

Non, tous ces enfants ne sont pas malades, et non, il n’y a pas d’épidémie de dyslexie ou de déficit de l’attention depuis les années 70.

La bonne volonté, le courage et le professionnalisme de l’immense majorité des enseignants ont été contrés par des rigidités hiérarchiques et des principes pédagogiques dogmatiques imposés.

Ce ne sont pas tous ces enfants qui ont besoin d’être « guéris », c’est l’école.

Un retour à des méthodes qui fonctionnent ne serait pas un retour en arrière mais un formidable bond en avant.

La nouvelle Ministre aura-t-elle le temps, le savoir faire, le courage, la volonté et la ténacité indispensables pour mener à bien, malgré les conservatismes et dogmatismes de tous bords, les réformes de simple bon sens nécessaires ?

Nous allons très vite le savoir.

Maxime Daubenton 59400 Cambrai

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