Benjamin Saintignon
En pratique, l’édit de Nantes(1) est un pas en avant vers la laïcité et la séparation de l’Eglise et l’État. Il marque la distinction entre le sujet politique, qui doit obéir, quelle que soit sa confession, à la loi du roi, et le croyant, libre de ses choix religieux dorénavant cantonnés à la sphère privée. L’homme se coupe en deux : une moitié publique, et une moitié privée ; ses actions et ses actes sont soumis sans exception à la loi du monarque.
1.L’Édit de Nantes, une histoire pour aujourd’hui, Pierre Joxe, Hachette-Littératures, 1998.
2.Se basant sur les travaux de Nicolas Copernic et Nicolas de Cues, il démontre, de manière philosophique, la pertinence d’un univers infini, peuplé d’une quantité innombrable de mondes identiques au nôtre. Accusé d’hérésie par l’Inquisition, pour ses écrits blasphématoires et sa pratique de la magie, il est condamné à être brûlé vif au terme de huit années de procès. (Wikipédia)
