Un rapide historique (suite)

Un rapide historique : de Jésus à Louis XIV

Benjamin Saintignon

Sous Louis XV l’Encyclopédie sera censurée et décriée car elle est considérée « athée, matérialiste » et contaminée par l’esprit voltairien.

En 1787, Louis XVI institua l’édit de tolérance, qui mit fin aux persécutions des protestants, mais il faudra attendre la Révolution française de 1789 pour que le protestantisme retrouve droit de cité. Le 26 août 1789 est votée la Déclaration des droits de l’homme. Elle sera ratifiée le 5 octobre 1789 par Louis XVI à Versailles, puis promulguée par le roi à Paris le 3 novembre 1789. La déclaration de 1789 est la dernière ordonnance royale, elle servira de préambule à la première Constitution de la Révolution française.

Aux horreurs des croisades, de l’inquisition, des guerres de religion et des dragonnades de Louis XIV se succèdent des  les horreurs de la terreur : Cette fois-ci  les victimes de l’intolérance ne sont pas les cathares, ni les juifs ni les protestants.

La chasse aux sorcières connaît des nouvelles cibles : les catholiques, les monarchistes et les paysans de la Vendée. Le roi qui avait ratifié la Déclaration des Droits de l’Homme est jugé dans une parodie de procès et guillotiné, Marie Antoinette et ses enfants subissent le même sort et les têtes ensanglantées des nobles qui avaient voté l’abolition de leurs privilèges sont promenées en haut des piques.

La France avait connu les « lumières » et l’apport de ceux qui cherchaient les vérités observables de l’univers physique, préférant que l’Église s’occupe de l’au-delà. La Franc-maçonnerie était l’un des courants progressistes œuvrant contre l’Église et la monarchie et rêvant d’une République Idéale.

Pendant le XIXe siècle, la Franc-maçonnerie avance furtivement ses pions contre l’Eglise. Elle est considérée comme une secte par le Vatican, et cette situation ne change qu’à la seconde moitié du XXe siècle. Le Grand Orient avait soutenu les idées républicaines contre la monarchie dès les débuts.

En 1877 le Grand Orient de France modifie le premier article de sa constitution : À la gloire du Grand Architecte de l’Univers et au lieu de croire en Dieu ou à l’immortalité de l’âme, il déclare la « liberté Absolue de conscience et la solidarité ». Le Grand Orient devient le bastion des enseignants laïques et continue la lutte pour éradiquer l’Église.

L’anticléricalisme est très fort au XIX siècle. Deux clans s’opposent : d’un côté les Catholiques et monarchistes pour qui la France était la fille aînée de l’Église et de l’autre les républicains qui voulaient un état laïque et voyaient la France comme la fille de la révolution.